2024, entre crainte et espoir

 Editorial par Padrig delorme

    L’année 2023 aura été une année marquée par les guerres et les conflits. La guerre qui se poursuit en Ukraine pour entrer bientôt dans sa troisième année, l’embrasement (prévisible) du Moyen-Orient depuis le 7 octobre, les tensions entre la Chine et Taïwan qui ne cessent de s’amplifier et s’étendent maintenant aux Philippines, le blocus du Haut-Karabakh… et voilà que désormais, le Venezuela rentre dans la course armée en revendiquant plus de la moitié du territoire de la Guyana voisine pour ses réserves pétrolières. Partout dans le monde, la montée du populisme fait craindre des dérives totalitaires qui mettent déjà à mal l’idée même de démocratie, sans parler des dangers pour la planète. Que ça soit dans la Hongrie de Viktor Orbàn, en Autriche avec le FPÖ, la première force politique du pays, avec Giorgia Meloni en Italie et plus récemment la victoire de Geert Wilders aux Pays-Bas ou du nouveau président argentin Javier Milei, grand admirateur de Trump, nous assistons à une montée inquiétante du vote sécuritaire, climatosceptique, xénophobe, homophobe et ultra-libéral. Outre ces pays où les populistes ont déjà accédé aux plus hautes sphères nationales, on observe partout en Europe une montée en flèche de l’extrême-droite.

On peut aussi s’inquiéter de voir les pays parmi les plus totalitaires de la planète (Russie, Chine, Inde, et dès 2024 Iran, Arabie-Saoudite, Emirats Arabes Unis et Argentine) s’unir en une alliance, pour l’heure essentiellement économique, mais qui pourrait demain déboucher sur une coalition politique voire militaire. On assisterait alors à une bipolarisation du monde où s’opposeraient deux grands blocs fondamentalement antagonistes.

     Face à cela, on pourrait considérer comme futile, voire déplacée, la lutte pour l’émancipation de peuples vivants somme toute dans un relatif sentiment de paix et de justice, parmi lesquels bien entendu, la Bretagne, la Corse, le Pays basque ou la Catalogne. Pourtant, c’est bien l’hégémonie des grandes nations et leur soif d’expansion et de pouvoir qui est à l’origine des conflits qui menacent l’humanité. Il est donc plus que jamais nécessaire et même impérieux de lutter, encore et toujours, contre l’impérialisme et de réclamer l’émergence de petites nations indépendantes, seul gage de stabilité politique. Donc, en 2024, continuons le combat pour une Bretagne libre. Bloavezh mat !



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