Evit Breizh dizalc’h en Europa ar pobloù
Pour une Bretagne libre dans l’Europe des peuples
Par Patrice Perron
Décidément, les politiciens sont incorrigibles. Alors que nous sommes submergés par les armées de corona virus, les politiciens, et pas seulement les hexagonaux, pensent déjà aux élections régionales et départementales.
J’entends bien le chœur des vierges effarouchées et bien pensantes qui me disent :
- Tu fais du mauvais esprit, ils anticipent !
Effectivement, pour anticiper, ils anticipent : doit-on annuler ou maintenir les élections régionales qui doivent se tenir en mars prochain ? Telle est la question qui se chuchote dans les états-majors du Bro C’Hall, vous savez, le territoire se situant à l’Est de la Bretagne.
- Tu exagères, c’est uniquement pour des raisons sanitaires.
- Ben voyons !
Il est vrai que tel que c’est parti, le mandat que semble vouloir exercer le corona virus, risque de durer plus longtemps que les 5 ans du mandat régional. Mais pour l’instant, nous assistons à une réplique du tremblement de terre du premier tour des élections municipales : il y a ceux qui veulent reporter et ceux qui veulent maintenir.
- Pourquoi ?
- Parce qu’il y a plein d’enjeux dans ces élections avec, en arrière-plan ultra visible, la perspective de l’élection présidentielle.
- Oh ! Tu vois le mal partout.
A bien y regarder, la situation est simple. L’alibi sanitaire du corona virus qui continuerait à nous pourrir la vie, pourrait s’avérer utile à Jupiter, en toute bonne foi. Dans les élections intermédiaires, le pouvoir en place, en général, prend une raclée plus ou moins nette. Le mouvement présidentiel en marche a plutôt fait du surplace aux municipales, et, raté la marche, si ce n’est l’escalier, aux sénatoriales. LaREM n’arrive pas à s’incruster dans le paysage local, que de toute façon il n’aime pas et méprise. Le jeune président ne tient pas à prendre une autre fessée aux régionales et aux départementales, à deux ans des présidentielles. Donc, un petit report pourrait lui convenir, surtout si la crise sanitaire se guérit pile poil un an avant son échéance personnelle de réélection. Cela donnerait du tonus à sa campagne en même temps que le chômage diminuerait grâce à la reprise de l’activité. Bon plan pour profiter d’un possible regain de confiance en lui, et d’une remontée dans les sondages !
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Breizh da Zont - L'Avenir de la Bretagne
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Pour une Bretagne libre dans l’Europe des peuples.
Revue bimestrielle